En poursuivant la navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies [ou traceurs] destinés à mesurer son audience.

Journée d'échanges sur le comportement du cheval

Mis à jour le 12/01/2017

Communiqué du 9 janvier 2017.

Dans l'objectif de diminuer les accidents du travail de la filière équine, majoritairement associés à l'animal, la MSA met en place différentes actions spécifiques pour les professionnels et futurs professionnels de la filière.

Ainsi, l'une d'entre elles, proposée aux enseignants techniques des formations équines, a eu lieu le 22 novembre dernier à St Forgeot en Saône-et-Loire, au sein des Ecuries du Bois Clusier tenues par Lorine Delonguy, qui a mis à disposition sa structure et ses chevaux.

Sous la forme d'une journée d'échanges basés sur la connaissance du comportement naturel du cheval et du milieu hippique, Pierre Blin, éleveur-entraîneur de chevaux et comportementaliste, est intervenu sur l'éducation des chevaux et l'identification des problèmes de comportement.

Au cours de la matinée consacrée à la théorie, il a abordé avec les participants, l'abord du cheval, les sens, les bons positionnements pour les soins, l'attention ouverte et concentrée du cheval. Les problématiques de l'humanisation de l'animal par le public et les accidents du travail -sous forme de vidéo- ont fait l'objet de discussions animées.



L'après-midi était réservée à la démonstration. Après avoir monté son rond de longe mobile, espace de travail sécuritaire, Pierre Blin a commencé par présenter le matériel avec lequel il travaille : un licol en corde sans boucle ni mousqueton, qui peuvent être sujet à des maladresses et engendrer des réactions de défense et un stick se terminant par une petite balle, permettant d'être le prolongement du bras et de la main. Dans un premier temps, sur une jument éduquée, il a exposé sa façon d'aborder le cheval et d'obtenir son attention concentrée, par rapport à l'attention ouverte d'un cheval isolé de ces congénères.
La démonstration s'est poursuivie avec une jument en cours de débourrage. Celle-ci, très craintive, avait des difficultés à accepter la couverture sur le dos. Il a effectué diverses désensibilisations de l'animal, visuelle dans les champs de vision binoculaire, monoculaire, puis tactile à l'aide du stick pour obtenir une attention concentrée sur lui, plus sur la couverture.
Puis il l'a amenée à réaliser quelques passages sur un obstacle posé au sol. C'est avec beaucoup d'assurance qu'il a pu ensuite poser la couverture sur le dos de la jument, cette dernière l'ayant acceptée.



Cette journée a également permis de soulever les problématiques que les enseignants techniques rencontrent auprès des apprenants. En effet, ces derniers peuvent être peu réceptifs et du fait notamment d'un manque d'expérience, ils ont tendance à oublier que le cheval reste un animal et qu'il peut avoir des réactions imprévisibles.

Lorine Delonguy, propriétaire des Ecuries du Bois Clusier, a accepté de répondre à nos questions

En tant que gérante d'un centre équestre, vous êtes amenée à cumuler plusieurs activités : gestion des écuries, du matériel, débourrage et enseignement. Comment appréhendez-vous les risques associés à votre profession ?

« Je cherche à modifier les installations pour qu'elles soient fonctionnelles.
Pour la partie écuries, l'administration de l'alimentation est effectuée en dehors des zones de déplacements des équidés. Par ailleurs, une modification des systèmes de curage est actuellement en cours, afin de faciliter le travail et éviter le plus possible le souci physique.
Concernant la gestion du matériel, je n'ai, en ma possession, aucun tracteur ou autre.
Le débourrage est effectué quand à lui par étapes, en ayant des gestes appropriés et en respectant la nature des équidés. Des installations adaptées sont nécessaires comme le rond de longe par exemple.
Au niveau de l'enseignement, la place du matériel éducatif est pensée. Le matériel est actuellement renouvelé pour améliorer le quotidien des cours : allègement des chandeliers, barres en pvc, donc pas de nécessité de les ramasser à chaque séance...
Concernant la sécurité des cavaliers, le matériel et les installations ne présentent pas de danger inutile.
Bien entendu la sécurité est le sujet de TOUS les jours. Chaque jour, je réfléchis à des solutions pour améliorer le quotidien afin de prévenir tous les risques. »
 
Quels bénéfices récoltez-vous d'une journée d'échanges de ce type ?
 
« Une journée comme celle-ci ne peut être que bénéfique. Les informations dispensées apportent un œil nouveau sur certains acquis. On peut noter que toute contention ou manipulation doit respecter la nature du cheval. Les installations doivent être adaptées et pratiques. Les démonstrations ont mis l'accent sur les bons gestes, la bonne attitude à avoir face au cheval et sur les différents comportements de ce dernier, pouvant survenir dans des situations même anodines. Toutes ces connaissances seront partagées avec les employés et les clients du club. Un réel bénéfice ! »
 
Est-ce important d'échanger avec d'autres professionnels sur vos pratiques ?
 
« Oui, car l'échange est certainement le meilleur moyen de faire avancer la connaissance et la pratique. Il est vraiment essentiel que de telles journées existent et soient basées sur l'échange. »

Actions prévention SST Bourgogne

Découvrez quelques exemples d'actions menées par les conseillers en prévention de la MSA Bourgogne.